Pétition pour la création d’un statut de réfugié humanitaire

•février 17, 2010 • Laisser un commentaire

               

« Ne pas frapper de dérision les actions
humaines, ne pas les déplorer, ne pas
les maudire, mais les comprendre. »
Spinoza
              

                

                

Film de 10 minutes intitulé : Un lit de fortune.         

 Nasson Hilaire nous livre quelques images prises sur le vif quelques semaines après le tremblement de terre survenu en Haïti.            

              

              

              

                

              

              

APPEL:              

              

L’humanité doit montrer sa solidarité.          

Pétition pour la création d’un statut de réfugié humanitaire mondial,            

Nous avons besoin de l’aide de chaque individu, qu’il soit  homme d’état, représentant politique, juriste, membre d’ONG ou simple citoyen. Notre première étape : en parler le plus possible. Signez cette pétition, donnez cette information au maximun autour de vous (cercles d’amis, liens professionnels) et nous pourrons commencer à faire avancer ce projet.             

Deuxième étape recevoir le soutien d’une personnalité ou d’une organisation internationale qui pourra concrétiser ce projet de loi pour un statut de réfugié humanitaire mondial.          

Texte de la pétition:             

 Anglais.  We watch, powerless, at many natural disasters all over the world in countries where medical care cannot always face certain critical cases. We ask to international organizations to create a humanitarian refugee’s status that will permit the temporary reception of certain victims in countries capable of looking after them in a more specific way.   Sincerely,          

Français.  Nous assistons, impuissants, à de nombreuses catastrophes naturelles à l’échelle planétaire dans des pays où les soins médicaux ne peuvent pas toujours faire face à certains cas critiques sur place. Nous voulons demander la création d’un statut de réfugié humanitaire qui permettra l’accueil temporaire de certaines victimes dans des pays capables de les soigner de façon plus spécifique.       

 Cordialement,          

 Pétition: http://www.facebook.com/profile.php?v=app_2344061033&id=100000730035522#!/group.php?v=wall&ref=mf&gid=340079724184  

   

     

L’exploitation des Haïtiens en France

•janvier 22, 2010 • Laisser un commentaire

 

L’exploitation des Haïtiens en France.
Par Jean-Pierre Alaux

Combien sont-ils aujourd’hui, ces Haïtiens venant chez nous à la recherche de paix, de justice et de cette dignité humaine qui s’acquiert notamment par le travail ? Cette « douce France », pourtant, dont la planète entière sait qu’elle a, en 1989, célébré solennellement le deux centième anniversaire de sa « Révolution des droits de l’homme » de 1789 se refusant à les accueillir légalement en son sein, ils sont, pour une bonne part, clandestins, sans papiers, à la merci d’une reconduite à la frontière, d’une expulsion, d’une interdiction du territoire : bref, cachés, invisibles, indénombrables.

Les estimations minimalistes évaluent le nombre de Haïtiens à environ 30 000 en métropole (surtout en région parisienne), 30 000 en Guyane et 5 à 10 000 en Guadeloupe. Il y a fort à parier qu’un décompte exact livrerait des chiffres beaucoup plus élevés. Ils viennent persuadés que le « pays des droits de l’homme » va leur ouvrir ses portes comme il l’a fait pour d’autres en d’autres temps.

Mais sait-on vraiment en Haïti que la France n’est pas ce paradis d’accueil et de libertés pour les victimes de la violence et de l’arbitraire qu’elle continue à vouloir être par la vertu de discours politiques qui ont en commun d’affirmer le contraire de la vérité ? De sa propre initiative — le premier ministre français, Michel Rocard, répète à qui veut l’entendre que « la France n’a plus les moyens d’accueillir toute la misère du monde »,— et sous le couvert d’une politique européenne très restrictive en matière d’immigration, en raison de la fermeté des États les plus riches de la CEE (l’Allemagne en particulier), Paris a fermé ses frontières aux ressortissants des nations extérieures à la Communauté européenne.

Même le droit d’asile politique, régi par la Convention internationale de Genève, n’est plus interprété dans ce sens de générosité qui lui conférait un caractère de solidarité. Depuis quelques mois, la France ne délivre plus le statut de réfugié qu’au compte-gouttes, 90 % des demandeurs d’asile étant désormais rejetés, pour une bonne partie d’entre eux à la vitesse TGV (train à grande vitesse), sans avoir été interrogés par les fonctionnaires de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

Un exil injustifié ? Dès qu’il s’agit de protéger sa richesse (le produit national brut s’élevait, en 1987, à 12790 dollars par an pour chaque Français, soit 35 fois celui des Haïtiens estimé à 360 dollars), les pays industriels savent user de tous les prétextes. À l’égard des immigrants haïtiens, l’administration française estime que la démocratisation de leur pays ne justifie plus aucune tolérance particulière.

Dans ces conditions, les nouveaux immigrés haïtiens, presque tous déclarés illégaux, doivent se cacher, éviter sans cesse les contrôles de police, accepter, pour survivre, des salaires et des conditions de travail parfois lamentables. Comme d’autres immigrés d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine, il leur arrive de se retrouver emprisonnés et reconduits à la frontière sans que leur droit à se justifier et à se défendre soit véritablement respecté. Du moins si l’on se place sur le plan humain.

Une jeune femme haïtienne de 25 ans, en France sans papiers depuis 1988, ancienne demandeuse d’asile déboutée, est convoquée par lettre à la préfecture de Bobigny, dans la région parisienne. L’administration lui demande de venir dans ses services pour régulariser sa situation, c’est-à-dire examiner son dossier dans le but de lui accorder un droit de séjour. Dès son arrivée, on l’arrête, elle et son bébé de quelques mois. C’était un piège dans lequel, comme bien d’autres désormais, elle est tombée, croyant encore dans la loyauté de la fonction publique française. Immédiatement conduite dans un centre de rétention, elle y attend le premier avion pour Port-au-Prince. Sera-t-elle finalement expulsée ? Des organisations humanitaires, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés se mobilisent en sa faveur. Si elle échappe au retour forcé, combien d’autres ne peuvent que s’y soumettre ? T.D. est une cousine de Mariano Delaunay, ce proche du père Jean-Bertrand Aristide, assassiné le 1er juillet. Qu’importe, le ministère de l’intérieur ne veut rien entendre car, selon lui, Haïti connaît la joie de la démocratisation.

I.M., lui, est menuisier. En France depuis 1988, il a lui aussi été rejeté par l’OFPRA comme réfugié. Son histoire ? Responsable du conseil communautaire de son village haïtien et, à ce titre, maître d’œuvre d’un projet soutenu par la Fondation CARE, il est également candidat aux élections locales (CASER) de novembre 1987. De tout cela, il détient la preuve : attestation du Conseil électoral provisoire, documents divers de CARE. L’OFPRA ne l’invite même pas à s’expliquer. Il est rejeté car, lui reproche-t-on, il ne peut donner la preuve de la menace dont il fut la victime. Les présomptions ne suffisent plus ; la France exige que les bourreaux remettent à leurs victimes des certificats de torture dûment signés… ou presque.

Quant aux élections avortées dans le sang de 1987, c’est un souvenir périmé en ces temps d’heureuse démocratisation. De ce fait, I.M. demeure clandestin et reçoit, en août 1990, un avis d’interdiction du territoire français. Il ne peut travailler qu’au noir et éviter les forces de police. Au « pays des droits de l’homme », I.M. vit caché, un peu comme sous une dictature.

Le rouleau compresseur On pourrait en citer des milliers. Un autre encore : E.D., jeune Haïtien de 27 ans, entré légalement en France en 1987. Il y passe le baccalauréat, commence des études supérieures de droit, puis travaille comme cuisinier dans un restaurant parisien. Il en a le droit puisque, tous les six mois, on lui renouvelle son permis de séjour.

En 1989, il se marie avec une jeune Haïtienne qui, elle, bénéficie d’une carte de résidente (droit de séjour définitif). Alors, la préfecture de police de Paris propose à E.D. de jouir du même statut que son épouse, dans un réflexe de bon sens. Dans cette perspective, diverses administrations enquêtent sur les conditions de vie de E.D. Un inspecteur de la Direction des affaires sanitaires et sociales (DASS) de Paris constate que l’appartement du jeune couple compte 13 m² au lieu des 15 m² obligatoires pour les seuls étrangers (un Français n’est astreint à aucune norme).

Du coup, non seulement il perd tout espoir d’obtenir le droit de résidence, mais il perd également son droit de séjour acquis depuis trois ans. À quoi s’ajoute la perte de son emploi car le ministère du travail écrit à son patron pour l’aviser que E.D., désormais clandestin, ne peut rester son employé.

La machinerie française anti-immigrés a parfaitement fonctionné : d’un Haïtien intégré à sa société d’accueil, elle a fait un clandestin condamné à se cacher, à travailler au noir, à vivre dans des conditions peu enviables.

Qu’est-ce qui pousse donc la France et, avec elle, la plupart des pays industrialisés à refuser de porter sa part de l’injustice, de la misère et des violences du monde ? Une soudaine poussée de racisme ? Aux étrangers de couleur, on préfère les étrangers à la peau blanche qui bénéficient des faveurs de nombre de nos concitoyens oublieux de l’histoire coloniale dont ils restent par ailleurs très fiers. Mais cela n’explique pas tout. La crise économique ? Les chômeurs se comptent, il est vrai, encore par millions. Mais les travailleurs immigrés d’Afrique, du Maghreb, du Po.

Bibliographie de Nasson Hilaire

•janvier 22, 2010 • Commentaires Fermés

 

Né à la Gonâve le 19 juillet 1969, grandit à Port-au-Prince, dans un milieu pauvre ; il perd sa mère à l’age de 10 ans. Il fait ses études primaires à l’école des frères de Salésien  1978 –1985, et ses études secondaires au collège catholique Saint Vincent de Paul  1986 – 1993. Sortant du collège il étudie l’initiation au droit juridique à l’école de l’amicale des juristes. .

Marié le 19 juillet 1998 à port-au-prince.

Fondateur de l’association pour la promotion des finissants du baccalauréat et des universitaires en Haïti en 1995, il se fait la réputation pour ses démarches des bourses d’études au profit des jeunes haïtiens de toutes origines sociales. Journaliste présentateur d’une émission de droit civique à la Radio Puissance FM à Port-au-Prince 1997-1999.

En 1999, il a obtenu un certificat à l’University of Florida sur « Haïti Conflict Resolution Workshop.

En 2002, Formateur et animateur en Résolution des conflits par la non violence à l’ambassade des Etats-Unis en Haïti.

En 2003, Porte parole et directeur des communications Mairie Cité Soleil, les chimères (milices) l’ont contraint à l’exil en janvier 2004, protégé évacué avec sa famille par l’ambassadeur de France en Haïti.

En 2005 à Marseille, il écrit un livre de 132 pages sur la médiation et la gestion des conflits.

En 2008, Fondateur de l’association des réfugiés haïtiens à Marseille,

En 2009, Agent de médiation et de prévention social AMS Marseille.

En 2010, il défend un statut  de réfugié humanitaire pour les Haïtiens suite au séisme en Haïti. Il en ressortira une proposition pour créer un statut de réfugié humanitaire. Ce statut sera normalement proposé et débattu à l’Assemblée Nationale.  

En 2010, Nasson Hilaire décide de soutenir et d’encourager chaque pays a travailler ensemble sur la création d’une loi pour un statut de réfugié humanitaire valable dans les pays du monde entier.

En 2010, Il prépare une licence en droit et  science politique à l’université d’Aix Marseille Paul Cézanne.

 

 

 

 

 

 

E

À la découverte d’une voie de règlement

des conflits par la non violence en Haïti.

MARSEILLE 2005

LE DROIT D’ASILE POLITIQUE

•mai 11, 2008 • Commentaires Fermés

                                    

La diaspora haïtienne compte près de 3 millions de personnes disséminées à travers le globe et dont les principaux pays d’accueil sont les Etats-Unis d’Amérique et le Canada, pays industrialisés les plus proches de l’île.

Cette vague d’émigration a commencé immédiatement après l’arrivée au pouvoir de Papa Doc en 1957. Au début, Il s’agissait de ressortissants haïtiens exilés manu militari ou qui s’exilaient de leur propre chef pour se mettre à l’abri de la tyrannie de Duvalier. Une population composée, essentiellement, de réfugiés politiques.

Les estimations minimalistes évaluent le nombre de Haïtiens à environ 50 000 en métropole (surtout en région parisienne), 30 000 en Guyane et 10 000 en Guadeloupe. Il y a fort à parier qu’un décompte exact livrerait des chiffres beaucoup plus élevés. Ils viennent persuadés que le « pays des droits de l’homme » va leur ouvrir ses portes comme il l’a fait pour d’autres en d’autres temps.

Combien sont-ils aujourd’hui, ces Haïtiens venant chez nous à la recherche de paix, de justice et de cette dignité humaine qui s’acquiert notamment par le travail ? Cette « douce France », pourtant, dont la planète entière sait qu’elle a, en 1989, célébré solennellement le deux centième anniversaire de sa « Révolution des droits de l’homme » de 1789 se refusant à les accueillir légalement en son sein, ils sont, pour une bonne part, clandestins, sans papiers, à la merci d’une reconduite à la frontière, d’une expulsion, d’une interdiction du territoire : bref, cachés, invisibles, indénombrables.

haiti

Cartographie

•avril 30, 2008 • Commentaires Fermés

Le tremblement de terre qui vient de détruire Port-au-Prince – l’une des plus grandes catastrophes qui soit – a révélé l’importance de la cartographie libre via OpenStreetMap OSM et la puissance d’un mouvement libre.

OSM associe code en logiciel libre et données cartographiques libres. Issu des communautés du logiciel libre, tout comme Wikipédia ou d’autres mouvements de culture libre, OSM a montré une fois de plus sa pertinence ces derniers jours, durant cette tragédie haïtienne. En effet, quelques heures après la catastrophe, en deux jours, des internautes ont créé à partir de photos de satellites et de plans anciens, une carte complète de Port-au-Prince, incluant les centres de secours, les campements et toutes les indications permettant aux ONG de s’organiser. Cette carte est libre d’usage et tenue à jour en temps réel.

La vidéo montre comment la cartographie collaborative et bénévole a déjà été utilisée lors de précédentes catastrophes naturelles. La cartographie est un problème pour les pays pauvres qui n’ont pas les ressources pour tenir à jour une cartographie détaillée et pour les pays riches qui utilisent des structures archaïques et n’ont pas su se mettre à l’heure d’Internet.

OSM est un magistral exemple de la bonne utilisation des technologies libres du 21ème siècle.

http://www.openstreetmap.org/?lat=18.5464&lon=-72.3317&zoom=14&layers=B000FTF
 
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